Deuxième soirée Jazz aux frontières : Natacha Atlas

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Natacha Atlas © Office de Tourisme de Montgenèvre
Natacha Atlas © Office de Tourisme de Montgenèvre

Lors de la seconde soirée de cette neuvième édition de Jazz aux frontières, Montgenèvre a invité à se produire sur scène Natacha Atlas.

Durant toute la soirée, l’artiste a illuminé la doyenne des stations françaises par son aura et son chant. Devant un public captif à sa musique, elle a offert une partition généreuse qui aura fait chaviré dans son univers les petits comme les plus grands.

Natacha Atlas explore toutes les possibilités de son style, à cheval entre l’electro et la chanson arabe de type chââbi, tentant de séduire autant les publics occidentaux qu’orientaux. Si elle est parvenue à se créer un auditoire fidèle en Europe (notamment en France où son interprétation de « Mon amie la rose » a été un tube en 1999), ses aficionados sont, du côté du Caire ou de Beyrouth, essentiellement des « branchés » et des collègues artistes qui observent de près sa démarche. À écouter ce qui sort à présent des studios du Caire, de Beyrouth ou de Dubaï, on constate que l’expérience de la chanteuse a été profitable.

Partageant sa vie entre Londres et Le Caire (elle enregistre dans ces deux capitales), Natacha Atlas reste très disponible quand des musiciens la sollicite, qu’il s’agisse de Jaz Coleman (Killing Joke) ou de Jean-Michel Jarre… Ambassadrice des Nations-Unies contre le racisme, Natacha Atlas est hantée par la situation continuellement conflictuelle qui prévaut au Moyen-Orient et se bat contre tout ce qui peut opposer l’Orient et l’Occident. À l’évidence, dans ce contexte, sa personnalité comme sa musique prennent une valeur d’exemple.

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